entrevues

Chaque expérience de postnatal est unique! Au fil des semaines, je te partagerai ici le vécu de plusieurs femmes concernant leur 4e trimestre. Certaines expériences seront plus joyeuses que d’autres. C’est correct. Je vise le #sanstabou #sansfiltre #justeduvrai. Parce qu’on va se le dire, le 4e trimestre c’est rough. D’un autre côté, ça passe vite et ça peut être magique et mémorable… quand on sait un peu à quoi s’attendre. T’es enceinte? Tu dois absolument lire cette série d’entrevues pour y dénicher des perles et y lire des trucs qui resurgiront quand tu vivras un moment de découragement. 

Entrevue avec Dominique Charbonneau
Professeure de yoga, fondatrice de Studio Y

Parle-moi de ton expérience en postnatal. Comment l’as-tu vécue?

J’ai deux garçons et mes deux postnatals on été différents. Après recul, mon premier a été plus difficile. Je n’avais pas beaucoup d’aide et j’étais très fatiguée suite à mon travail/accouchement qui a débuté à minuit le 31 décembre, vous comprenez que je ne dormais pas encore. J’ai été réveillée plus de 40 heures en ligne je pense sans dormir.  Donc, c’est comme si cette fatigue accumulée de mes premières journées m’a suivie tout le premier mois. Sans oublier que nous étions dans une période de gel interminable, ce qui veut dire, pris à l’intérieur de la maison avec bébé, un peu déprimant. 

Tandis-que, pour mon deuxième accouchement, le travail a commencé en après-midi et 4 heures plus tard, bébé était né. J’ai été chanceuse d’avoir 2 magnifiques accouchements.

J’ai remarqué une grande différence entre le premier ayant eu recours à l’épidurale et mon deuxième où j’ai eu la chance de vivre un accouchement complètement naturel. L’énergie revient beaucoup plus rapidement sans épidurale (dans mon cas). Le corps est vraiment bien fait, c’est toute une machine. Faut lui faire confiance!

Je crois que nous ne pouvons jamais être prêt que ce soit un premier, un deuxième ou un cinquième enfant. Tout est différent, le temps de travail, la période de l’année, ce que tu peux vivre dans le moment présent, etc. L’important est de s’écouter, de demander de l’aide au besoin, et de prendre soin de soi le plus possible, tout en donnant à bébé.

Enceinte, te sentais-tu confiante face à ton nouveau rôle de mère? 

Sincèrement, oui. Je n’ai jamais eu la «peur» de ne pas être une bonne mère.  D’ailleurs, je ne pourrais pas nécessairement expliquer pourquoi. Je pense que dans une autre vie j’avais beaucoup d’enfants, même si certains jours je travaille ma patience!!  M’occuper d’un enfant est assez naturel pour moi. Mon challenge est plus de jouer constamment avec eux, ça c’est moins naturel. Je dois aller chercher l’enfant intérieur en moi, comme si devenir adulte m’avait rendu plus sérieuse (n’importe quoi), mais tellement facile de tomber dans ce pattern! 

Le « village » pour toi c’est quoi?

Ma famille est à 2 heures de chez moi, donc pas toujours évident. J’ai eu ma belle mère et une tante qui nous ont aidés, surtout pour mon deuxième, à garder les enfants une heure ici et là pendant que j’allais travailler au studio. Mon conjoint et moi sommes très présents pour nos enfants, surtout la première année, on fait rarement garder, par choix. On fait beaucoup de choses avec eux. 

C’est certain que, par moments, je rêve que ma famille soit plus près pour venir m’aider à faire par exemple la vaisselle un soir à la dernière minute pour me permettre de respirer un peu dans la routine avec les garçons (merci à ma belle maman qui le fait parfois, mais vous savez c’est toujours moins gênant quand c’est notre maman). Je pense que l’important c’est d’être doux avec soi-même, accepter de ralentir (la professeure de yoga en moi qui parle) et toujours de donner le meilleur de nous-même avec ce que le moment présent nous offre. 

Ah, et même si on ne fait pas garder régulièrement, je crois fortement que sa prend un village   (avec les mêmes valeurs) pour élever un enfant! 

Qu’est-ce qui t’as le plus surpris pendant ton 4e trimestre?

Oh mon dieu que les journées passent vite et on dirait qu’on a rien fait. 

Qu’on trouve de l’énergie même quand on a pas dormi de la nuit. 

Qu’on se sent dégueu, pas sexy et molle.

Que ton meilleur ami devient le café!

Que tu veux toujours prendre ton bébé et le coller parce qu’il sent tellement bon. 

Que tu pleures juste en réalisant tout ce que tu viens de vivre dans les derniers mois. C’est intense et magique.

Que ton cerveau fait défaut.

As-tu réussi à prendre soin de toi en postnatal? Si oui, comment? C’est quoi ton truc?!

Sérieux, pour ma part, c’était plus difficile. Malgré que la définition prendre soin de soi est différente peut-être pour plusieurs. Je me donne tellement avec mes enfants les premiers mois, c’est facile de m’oublier (même encore!!!!). Par contre, je prenais quelques minutes ici et là pour méditer, ou faire un peu de yoga, connecter avec la nature (j’ai la chance d’avoir un grand terrain) ou lire un livre. Je prenais soin de moi aussi en mangeant de façon saine au quotidien. Je ne sors pas sans mon bébé les 2-3 premiers mois, alors un massage pour maman seule, ça n’a pas eu lieu. 

Si tu avais un conseil à donner aux futures mères, enceintes de leur premier enfant, ce serait quoi?

Suivre la vague avec confiance, il y a des hauts et des bas, ça fait partie du courant. Laisse-toi le temps d’apprendre, sans jugement et dans l’ouverture du nouveau rôle de maman qui est magnifique. Tu vas  apprendre à connaître ton bébé, mais toi-même surtout, ça fait partie de ton processus d’évolution en tant que femme, mère, conjointe et individu. Surtout, ne te compare pas, suis ton instinct, ton coeur et prend les conseils qui te font vibrer. Fais tout avec amour, douceur et calme, puis bébé le ressentira… You are enough et tout est parfait!

Tu peux suivre Dominique sur Facebook et Instagram

Discussion

commentaires

About the author